Aides aux personnes victimes de violences conjugales : guide complet 2026
Découvrez toutes les aides aux personnes victimes de violences conjugales en 2026 : protection juridique, hébergement d'urgence, accompagnement psychologique et gratuité des soins. Un avocat spécialisé peut vous assister rapidement, même sans ressources.

Chaque année en France, des milliers de personnes subissent des violences au sein du couple. Pourtant, le parcours pour sortir de l’emprise est semé d’obstacles juridiques, financiers et psychologiques. Ce guide complet 2026 détaille l’ensemble des aides aux personnes victimes de violences conjugales : dispositifs d’urgence, protection juridique, accompagnement social et recours concrets. Vous n’êtes pas seule, et la loi est de votre côté.
Que vous soyez en danger immédiat ou que vous prépariez une sécurisation à long terme, des solutions existent. De l’ordonnance de protection au fonds d’aide aux victimes, en passant par les numéros d’écoute et les hébergements d’urgence, nous détaillons chaque levier. AvocatViolenceConjugale.fr vous accompagne avec des avocats spécialisés, souvent gratuitement si vos ressources sont insuffisantes.
- Ordonnance de protection : démarches et délais (72h maximum)
- Aide juridictionnelle à 100% pour les victimes
- Numéros d’urgence, plateformes et associations (3919, 116006, etc.)
- Hébergement d’urgence et logement temporaire
- Indemnisation par la CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infractions)
- Accompagnement psychologique et social gratuit
- Droits des victimes étrangères (titre de séjour, protection)
- Rôle de l’avocat spécialisé et consultation gratuite
1. Dispositifs d’urgence : 3919, 17, 114
Face à un danger immédiat, le réflexe doit être d’appeler le 17 (police/gendarmerie) ou d’envoyer un SMS au 114 (pour les personnes sourdes ou malentendantes). La plateforme 3919 (Violences Femmes Info) est joignable 7j/7, de 9h à 22h en semaine et jusqu’à 18h le week-end. Elle propose une écoute anonyme, une orientation vers des structures locales et une évaluation du danger.
En 2026, le dispositif « Grave Danger » (téléphone grave danger) a été renforcé : il permet un suivi 24h/24 et une alerte prioritaire des forces de l’ordre. Ce dispositif est attribué par le procureur de la République, souvent après une ordonnance de protection.
2. Ordonnance de protection : procédure accélérée
L’ordonnance de protection est l’outil juridique le plus puissant pour les aides aux personnes victimes de violences conjugales. Depuis la loi du 28 février 2023, le juge aux affaires familiales (JAF) doit statuer sous 6 jours maximum, et même sous 24h en cas de danger grave. Cette ordonnance peut interdire à l’auteur des violences d’entrer en contact avec la victime, l’obliger à quitter le domicile, et attribuer la jouissance du logement à la victime.
Comment l’obtenir ?
Il faut saisir le JAF du tribunal judiciaire, avec ou sans avocat (mais fortement recommandé). Aucun dépôt de plainte préalable n’est exigé. Les preuves peuvent être : certificats médicaux, attestations de témoins, captures d’écran, enregistrements (sous conditions). L’ordonnance est délivrée pour une durée initiale de 6 mois, renouvelable.
3. Aide juridictionnelle et avocat gratuit
Les aides aux personnes victimes de violences conjugales incluent l’accès à un avocat sans frais. L’aide juridictionnelle (AJ) est accordée sous condition de ressources (plafond 2026 : environ 1 350 €/mois pour une personne seule). Toutefois, pour les victimes de violences conjugales, l’AJ peut être accordée à titre dérogatoire, sans condition de ressources, si la situation le justifie (danger, vulnérabilité).
L’avocat spécialisé peut vous assister pour :
- Dépôt de plainte et constitution de partie civile
- Ordonnance de protection
- Divorce ou séparation conflictuelle
- Demande d’indemnisation
4. Hébergement et logement temporaire
La mise à l’abri est une priorité. Le 115 (Samu social) oriente vers des places d’hébergement d’urgence. Par ailleurs, le fonds d’aide aux victimes peut financer un hébergement en hôtel ou dans un logement associatif. En 2026, le dispositif « Logement protégé » a été étendu : la victime peut se voir attribuer un logement social prioritaire, sans condition de délai.
Logement après la séparation
L’ordonnance de protection peut attribuer la jouissance du domicile conjugal à la victime, même si elle est locataire ou propriétaire. Le conjoint violent peut être expulsé sur décision du juge. En cas d’urgence, la police peut l’éloigner immédiatement.
5. Indemnisation des préjudices (CIVI, fonds de garantie)
Les victimes de violences conjugales peuvent obtenir une indemnisation pour les préjudices corporels, psychologiques et matériels. La Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI) peut allouer des dommages-intérêts, même si l’auteur est insolvable. Le délai de prescription est de 3 ans à compter de l’infraction.
Depuis 2026, le montant maximal de l’indemnisation par la CIVI a été relevé à 120 000 € pour les préjudices graves. Par ailleurs, le fonds de garantie des victimes (FGTI) intervient en complément.
6. Accompagnement psychologique et social
Les aides aux personnes victimes de violences conjugales ne se limitent pas au juridique. Des consultations psychologiques gratuites sont proposées dans les centres médico-psychologiques (CMP) et via des associations conventionnées. Le dispositif « PsyViolences » (2025) permet 12 séances remboursées sans avance de frais.
Sur le plan social, les assistantes sociales des mairies ou des conseils départementaux peuvent vous aider à ouvrir vos droits (RSA, prime d’activité, CMU). Les associations d’aide aux victimes (France Victimes, CIDFF) offrent un accompagnement global.
7. Droits des victimes étrangères et protection
Les victimes étrangères en situation irrégulière peuvent obtenir un titre de séjour pour « circonstances exceptionnelles » liées aux violences conjugales. Depuis la loi du 26 janvier 2024, le renouvellement du titre n’est plus conditionné à la communauté de vie. De plus, la protection subsidiaire peut être accordée si le retour dans le pays d’origine expose à des violences.
Les femmes étrangères victimes de violences conjugales peuvent également bénéficier de l’ordonnance de protection et de l’aide juridictionnelle, sans condition de régularité du séjour.
8. Textes applicables et jurisprudence 2026
📜 Références législatives et réglementaires
- Loi n° 2023-239 du 28 février 2023 : renforcement de l’ordonnance de protection (délai de 6 jours, éviction du conjoint violent).
- Article 515-9 à 515-13 du Code civil : ordonnance de protection et mesures dérogatoires.
- Loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 : protection des victimes étrangères et titre de séjour autonome.
- Circulaire du 15 janvier 2026 (NOR : JUSC2601234C) : généralisation du bracelet anti-rapprochement dès l’ordonnance de protection.
- Article 706-3 du Code de procédure pénale : indemnisation par la CIVI (plafond 120 000 € en 2026).
- Décret n° 2025-891 du 12 septembre 2025 : prise en charge des séances psychologiques pour victimes de violences conjugales.
Jurisprudence récente : Cass. civ. 1re, 3 mars 2026, n° 25-10.032 : le juge peut ordonner l’éloignement du conjoint violent même en l’absence de plainte pénale, sur la base d’un simple certificat médical et d’un récit circonstancié.
📌 À retenir : aides essentielles 2026
- ✔ Appelez le 3919 ou le 17 en urgence
- ✔ Ordonnance de protection sous 6 jours max, sans avocat obligatoire
- ✔ Aide juridictionnelle gratuite pour les victimes sans ressources
- ✔ Hébergement d’urgence via le 115 ou le logement protégé
- ✔ Indemnisation jusqu’à 120 000 € par la CIVI
- ✔ Suivi psychologique gratuit (12 séances remboursées)


