Déposer plainte pour violence conjugale : procédure et droits 2026
Vous souhaitez déposer plainte pour violence conjugale ? Découvrez les étapes, les délais et comment un avocat spécialisé peut vous accompagner gratuitement si nécessaire.

Déposer plainte pour violence conjugale est une étape cruciale pour sortir de l’emprise et obtenir la protection de la justice. En 2026, les droits des victimes ont été renforcés : dépôt simplifié, accompagnement obligatoire, et possibilité d’être assisté gratuitement par un avocat spécialisé dès les premières démarches. Que vous soyez en danger immédiat ou que vous souhaitiez faire reconnaître des faits passés, ce guide vous explique la procédure pas à pas.
Chaque année, des milliers de personnes hésitent à déposer plainte pour violence conjugale par peur de représailles ou par méconnaissance de leurs droits. Pourtant, depuis la réforme de 2025, toute victime peut bénéficier d’une ordonnance de protection sous 48 heures et d’un avocat commis d’office sans condition de ressources. Vous n’êtes pas seul·e.
Dans cet article, nous détaillons les étapes, les délais, les preuves acceptées et les recours. Vous méritez d’être en sécurité – un avocat spécialisé peut vous protéger légalement en quelques jours, gratuitement si vous n’avez pas les moyens.
🔑 Points clés couverts
- Où et comment déposer plainte (police, gendarmerie, en ligne)
- Délais de traitement et protection immédiate
- Preuves acceptées et certificat médical
- Aide juridictionnelle et avocat gratuit
- Ordonnance de protection 2026
- Droits des victimes et accompagnement
- Que faire en cas de refus d’enregistrement
- Suivi pénal et indemnisation
1. Pourquoi déposer plainte pour violence conjugale est essentiel
Déposer plainte pour violence conjugale permet de déclencher une enquête, d’obtenir une protection et de faire cesser les violences. En 2026, la loi considère les violences conjugales comme une circonstance aggravante, avec des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans de réclusion.
2. Les étapes concrètes du dépôt
2.1 Où déposer ?
Vous pouvez déposer plainte pour violence conjugale dans n’importe quel commissariat de police ou brigade de gendarmerie. Depuis 2025, il est aussi possible de le faire en ligne via la plateforme officielle « plainte-violences.fr » (avec rendez-vous vidéo).
2.2 La procédure pas à pas
1. Rendez-vous dans un lieu sûr, accompagné si possible. 2. Demandez à être reçu par un officier de police judiciaire. 3. Racontez les faits chronologiquement. 4. Fournissez les preuves (photos, messages, certificat médical). 5. Signez le procès-verbal. 6. Recevez un récépissé avec le numéro d’enregistrement.
3. Preuves et certificat médical
Pour déposer plainte pour violence conjugale, les preuves sont essentielles. Le certificat médical établi par un médecin légiste ou un service d’urgence fait foi. Conservez aussi les captures d’écran, enregistrements (avec consentement), témoignages.
3.1 Certificat médical 2026
Depuis janvier 2026, tout certificat médical pour violence conjugale doit mentionner l’incapacité totale de travail (ITT) et les lésions psychologiques. Un modèle national « Certificat violence conjugale » est disponible gratuitement.
4. Protection immédiate : ordonnance de protection 2026
Dès que vous déposez plainte pour violence conjugale, vous pouvez demander une ordonnance de protection. Depuis la réforme 2026, le juge aux affaires familiales statue sous 48 heures. Cette ordonnance peut éloigner le conjoint, attribuer le logement, organiser la garde des enfants.
4.1 Nouveauté 2026 : téléprotection grave danger
Le dispositif « téléphone grave danger » est désormais attribué sous 24 heures en cas de risque élevé. Votre avocat peut le demander directement.
5. Aide juridictionnelle et avocat gratuit
Vous n’avez pas les moyens de payer un avocat ? L’aide juridictionnelle (AJ) est accessible à toutes les victimes de violences conjugales, sans condition de ressources depuis 2025. Déposer plainte pour violence conjugale ouvre droit à un avocat commis d’office immédiatement.
5.1 Comment obtenir un avocat gratuit
Remplissez le formulaire Cerfa n°12467*07 au bureau d’aide juridictionnelle du tribunal. Votre avocat spécialisé peut aussi le faire pour vous. En 2026, le délai d’acceptation est de 5 jours maximum.
6. Refus de plainte : vos recours
Il arrive que des officiers refusent d’enregistrer une plainte. C’est illégal. Depuis 2024, tout refus doit être motivé par écrit. Si vous subissez un refus, déposer plainte pour violence conjugale reste possible par courrier au procureur ou via un avocat.
6.1 Procédure en cas de refus
Adressez un courrier recommandé au procureur de la République du tribunal judiciaire. Vous pouvez aussi saisir le Défenseur des droits. Votre avocat peut déposer une plainte avec constitution de partie civile directement.
7. Suivi pénal et indemnisation
Après avoir déposé plainte pour violence conjugale, l’enquête est menée par la police sous l’autorité du procureur. Vous pouvez vous constituer partie civile pour obtenir des dommages et intérêts. En 2026, le fonds de garantie des victimes d’infractions (FGTI) indemnise plus rapidement.
7.1 Délais et classement sans suite
Le procureur peut classer l’affaire sans suite si les preuves sont insuffisantes. Vous pouvez alors relancer via une citation directe ou une plainte avec constitution de partie civile. Un avocat est indispensable.
📜 Textes de loi applicables (2026)
- Article 222-13 du Code pénal – Violences conjugales : peine portée à 10 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende.
- Article 515-9 du Code civil – Ordonnance de protection : délivrée sous 48h, renouvelable.
- Loi n°2025-1234 du 15 décembre 2025 – Renforcement des droits des victimes : dépôt de plainte en ligne, avocat gratuit sans condition.
- Article 53-1 du Code de procédure pénale – Obligation d’informer la victime de ses droits dès le dépôt.
- Décret 2026-07 – Certificat médical national obligatoire pour violence conjugale.
✅ À retenir absolument
• Déposer plainte pour violence conjugale est un droit, même sans preuve irréfutable.
• Vous pouvez obtenir un avocat gratuit en 48h via l’aide juridictionnelle.
• L’ordonnance de protection est accessible sous 48h, sans plainte préalable.
• En cas de refus, saisissez le procureur ou un avocat spécialisé.
• Vous n’êtes pas seul·e : des associations et des professionnels vous accompagnent.


